Les facteurs hormonaux
Les hormones androgènes, et en particulier la DHT (dihydrotestostérone), sont la première cause de chute de cheveux chez l'homme. Cette hormone miniaturise progressivement le follicule pileux, qui produit des cheveux de plus en plus fins jusqu'à ne plus en produire du tout. Chez la femme, les variations hormonales liées à la grossesse, à l'accouchement (chute post-partum vers le 3e mois), à la ménopause ou à l'arrêt d'un contraceptif oral peuvent déclencher une perte capillaire significative. Les déséquilibres thyroïdiens (hypothyroïdie, hyperthyroïdie) figurent également parmi les perturbateurs fréquents du cycle pilaire et méritent un dépistage systématique en cas de chute inexpliquée.
Les carences nutritionnelles
Le cheveu est un tissu à renouvellement rapide qui nécessite un apport constant en fer, zinc, vitamines B (B5, B6, B8/biotine), vitamine D et protéines soufrées (cystine, méthionine). Comme le souligne Cerballiance, cette croissance ininterrompue nécessite un apport continu en facteurs de croissance, fer, acides aminés, zinc et vitamines. Un déficit, même modéré, en l'un de ces nutriments peut ralentir la croissance capillaire et accélérer la phase de chute (télogène). Les laboratoires d'analyses recommandent en première intention un dosage de la ferritine, du zinc et de la vitamine B9 (folates) pour identifier les carences les plus fréquentes. Les régimes restrictifs, le végétalisme mal supplémenté, les troubles de l'absorption intestinale et les régimes post-chirurgie bariatrique sont des situations à risque. Chez la femme en âge de procréer, le déficit en fer lié aux menstruations constitue la carence la plus fréquemment associée à la perte de cheveux.
Le stress et les facteurs environnementaux
Le stress physique ou émotionnel intense peut provoquer un effluvium télogène : 2 à 3 mois après l'événement déclencheur (intervention chirurgicale, deuil, surmenage, infection sévère comme le Covid-19), une proportion anormalement élevée de cheveux passe simultanément en phase de chute. Ce phénomène est temporaire mais peut durer plusieurs mois. La pollution atmosphérique, le tabac (qui réduit la microcirculation du cuir chevelu) et l'exposition prolongée aux UV affaiblissent également la fibre capillaire et fragilisent l'environnement folliculaire.
L'avis de notre experte :